Vous ne comparez que le prix et la puissance ? Ce qu’il faut demander à votre installateur avant d’acheter du solaire.

Beaucoup de propriétaires commencent leur parcours solaire par ce qui semble logique : comparer les offres selon le prix et la puissance fournie. Or ces deux chiffres n'en disent qu'une partie. Ce qui détermine vraiment la valeur à long terme de votre système solaire, ce sont des facteurs qui se cachent souvent dans les petites lignes : longévité, fiabilité et performance soutenue sur des décennies, rendement énergétique à long terme et, bien sûr, l’esthétique.

Un système qui coûte légèrement moins cher au départ mais qui se dégrade plus rapidement ou qui utilise des composants moins durables peut finir par être bien plus coûteux à long terme — et en plus il offre un rendement plus faible.

De même, les différences dans l’analyse de l’ombrage, les performances en faible luminosité ou la couverture de garantie peuvent ajouter ou retrancher des milliers de kilowattheures au fil du temps.

Avant de signer un contrat, il vaut la peine de poser les bonnes questions à votre installateur. Ces informations vous aident non seulement à comparer les offres équitablement, mais elles protègent votre investissement et garantissent que votre système solaire fonctionne comme prévu pendant des années.

Connaître les questions à poser à votre installateur ne vous aidera pas seulement à trouver le meilleur module, cela peut vous éviter des années de frustration.

1. Le portefeuille de l’installateur comprend-il des modules à haute efficacité avec une technologie à contacts arrière ?

Tous les panneaux solaires ne se valent pas. Les modules haute efficacité basés sur la technologie à contacts arrière (BC) représentent la dernière génération d’innovation solaire. En déplaçant tous les contacts électriques vers l’arrière de la cellule, ces panneaux exposent une plus grande surface au soleil, réduisent les pertes et augmentent la puissance fournie par mètre carré.

Si votre installateur propose des options à contacts arrière, c’est un bon signe qu’il reste à jour avec les produits les plus avancés et les plus durables du marché. Pour les maisons avec peu d’espace sur le toit, les modules BC fournissent plus d’énergie dans la même surface et donnent souvent de meilleures performances en faible luminosité. Demandez à votre installateur s’il a l’expérience de ce type de systèmes.

2. Mon toit peut-il supporter la charge de manière fiable ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes et les plus importantes que se posent les propriétaires, et pour une bonne raison. Chaque toit est différent, et connaître sa capacité portante est essentiel pour une installation solaire sûre et durable.

La bonne nouvelle, c’est que la plupart des toits résidentiels en Europe peuvent facilement supporter le poids supplémentaire des panneaux solaires. Un module typique pèse entre 18 et 25 kilogrammes et couvre environ deux mètres carrés, ce qui se traduit par environ 10 à 12 kg/m². Cela est bien inférieur à la charge que la plupart des toits sont conçus pour porter. En réalité, une couche de neige en hiver peut ajouter bien plus de poids.

Pourtant, les toits plus anciens ou ceux en mauvais état peuvent nécessiter une inspection plus approfondie. La capacité réelle dépend de l’espacement des chevrons, de l’âge du toit et des matériaux structurels. Un installateur professionnel devrait évaluer ces facteurs et, si nécessaire, faire appel à un ingénieur structure avant l’installation.

Poser cette question tôt permet à l’installateur de choisir la meilleure solution de fixation et de garantir que votre toit supportera en toute sécurité votre système solaire pendant des décennies.

3. Votre installateur peut-il évaluer et minimiser l’ombrage ?

L’ombrage est l’une des causes les plus fréquentes de perte de performance sur les systèmes en toiture. Même de petites obstructions, comme une cheminée ou un arbre proche, peuvent réduire de manière notable le rendement énergétique si elles ne sont pas prises en compte lors de la planification. Un installateur professionnel devrait donc évaluer comment les ombres se déplacent sur votre toit tout au long de l’année. En utilisant des outils numériques ou des mesures sur site, il peut modéliser l’impact de l’ombrage et proposer la meilleure disposition, la meilleure technologie solaire adaptée aux zones ombragées, la configuration des chaînes ou une solution micro-onduleur pour minimiser les pertes.

4. Les panneaux solaires sont-ils compacts et affichent une forte densité en watts par mètre carré (W/m²) ?

Lors de la comparaison des panneaux, la plupart des gens se focalisent sur la puissance totale, par exemple 400 W ou 500 W. Mais ce qui compte vraiment pour les maisons, c’est l’efficacité avec laquelle un module exploite l’espace disponible sur le toit. Cela se mesure en densité de puissance, exprimée en watts par mètre carré (W/m²).

Un panneau compact et haute efficacité fournit plus de puissance sur la même surface, ce qui est particulièrement important pour les toits plus petits ou complexes. Par exemple, un module de 500 W mesurant environ 2 m² atteint une densité d’environ 250 W/m², ce qui signifie qu’il convertit plus de soleil en énergie exploitable par mètre carré de toit.

Les modules plus grands, utilisés aussi dans les projets commerciaux, peuvent aussi afficher 500 W, 600 W, voire davantage, mais ils y parviennent en étant physiquement plus volumineux (souvent plus de 2,2 mètres de long). Ces panneaux sont plus lourds, plus difficiles à manipuler et ne conviennent pas idéalement aux toits résidentiels. Ils subissent également des contraintes mécaniques plus élevées, ce qui les rend plus susceptibles aux microfissures ou aux dommages causés par le vent, la neige ou l’expansion thermique au fil du temps.

C’est pourquoi il est utile de demander à votre installateur si les panneaux qu’il recommande sont des modules compacts, de grade résidentiel, avec un ratio élevé W/m². Les technologies à contacts arrière, comme la série EcoLife de LONGi, atteignent une excellente densité de puissance grâce à une efficacité plus élevée plutôt qu’à une taille plus grande - environ 250 W par mètre carré. C’est un ratio très favorable pour les systèmes résidentiels. Cela signifie que vous obtenez plus d’énergie et un aspect plus net sans surcharger le toit.

5. Quelles performances et rendement peut-on raisonnablement attendre ?

Demandez une estimation claire du rendement annuel prévu du système (kWh/an) et les hypothèses qui la sous-tendent : heures d’ensoleillement, orientation du toit, taille du système, technologie solaire et performance associée en conditions de faible luminosité. En comparant ce chiffre avec des outils publics tels que PVGIS, vous pouvez vérifier s’il est réaliste.

Si vous envisagez différentes technologies, demandez comment la production sur la durée se compare entre elles. Par exemple, les modules à contacts arrière conservent une performance plus élevée dans le temps et fonctionnent mieux en faible luminosité, ce qui augmente votre rendement énergétique global.

6. Comment les panneaux se comportent-ils par temps lourd ou nuageux ?

Un système solaire bien conçu doit offrir une performance fiable par tous les temps, des vents forts et de la neige à la chaleur et à la grêle. Des modules de qualité sont testés selon les normes internationales (IEC) pour la charge mécanique, la résistance aux températures et les impacts de grêle afin de garantir sécurité et durabilité à long terme.

Les modules sélectionnés de la série EcoLife sont certifiés pour résister à des charges de neige allant jusqu’à 5 400 Pa, équivalent à la pression d’environ quatre mètres de neige fraîche ou au poids d’un adulte se tenant sur chaque panneau sans endommager. Ils supportent également des pressions de vent de 2 400–3 600 Pa, comparables à des rafales de tempête ou d’ouragan que l’on peut rencontrer sur les côtes européennes. Cela signifie qu’ils restent en place en toute sécurité, même lors de fortes tempêtes hivernales ou de chutes de neige importantes.

La conception du cadre, l’épaisseur du verre et la structure des cellules influencent toutes la capacité d’un panneau à supporter les contraintes mécaniques.

Par exemple, les modules à contacts arrière de haute qualité conservent leur performance aussi bien en hiver glacé qu’en été chaud, tout en offrant de meilleures performances en faible luminosité et à haute température que les panneaux conventionnels. Le résultat est une production d’énergie plus stable tout au long de l’année, quelles que soient les conditions.

7. Comment fonctionne la garantie en pratique ?

La plupart des panneaux solaires haut de gamme aujourd’hui bénéficient de garanties de performance de 25 à 30 ans. Mais il est tout aussi important de vérifier qui gère le processus de réclamation. Un installateur de confiance sera votre premier point de contact et coordonnera directement avec le fabricant si nécessaire. Vérifiez aussi la garantie d’installation sur l’installation elle-même. Il s’agit d’une garantie fournie par l’installateur, et non par le fabricant. Elle couvre la qualité du travail d’installation lui-même — la façon dont les panneaux, les câbles, les onduleurs et les systèmes de montage ont été fixés à votre domicile.

Si quelque chose se produit plus tard à cause de la manière dont le système a été installé (par exemple une pénétration du toit qui fuit, des câbles desserrés ou un support mal monté), la garantie d’installation assure que l’installateur le corrige à ses frais.

8. Quelle est la période de retour sur investissement attendue et quelles hypothèses ont été faites ?

Le délai de retour sur investissement indique combien de temps il faut pour que votre investissement solaire se rembourse grâce aux économies d’électricité. En d’autres mots, c’est le nombre d’années nécessaire pour que les économies réalisées sur vos factures d’énergie égalent le coût du système.

Par exemple, si votre système coûte 9 000 € et économise environ 1 200 € par an sur l’électricité, le délai de retour est d’environ 7,5 années. Après cela, l’électricité que vous produisez est pratiquement gratuite.

Cependant, ce chiffre dépend de plusieurs hypothèses telles que les prix locaux de l’électricité, la part de votre énergie solaire que vous utilisez directement (auto-consommation), les performances de votre système et d’éventuels changements futurs des tarifs ou des aides. C’est pourquoi il est utile de demander à votre installateur de présenter différents scénarios de retour sur investissement plutôt qu’un seul chiffre optimiste. Par exemple, comment le calcul évolue si les prix de l’énergie baissent ou si votre consommation augmente (véhicule électrique ou pompe à chaleur).

Un bon installateur doit être transparent sur ces variables et ne pas se limiter à un seul chiffre optimiste.

9. Que se passe-t-il après l’installation ?

Un système solaire fonctionne pendant des décennies. Et idéalement, votre relation avec l’installateur aussi. Une fois les panneaux en place, votre installateur devrait vous aider à mettre en place l’outil de surveillance afin que vous puissiez suivre la production, la consommation et les économies. Cela vous permet de vérifier que votre système fonctionne comme prévu et de repérer rapidement les anomalies.

Demandez s’ils fournissent un rapport de remise avec toutes les informations pertinentes, telles que la configuration du système, les paramètres de l’onduleur, les certificats de garantie et les recommandations d’entretien.

Techniquement, les systèmes PV demandent peu d’entretien courant. Les panneaux sont fixes et la plupart des onduleurs signalent automatiquement les dysfonctionnements. Mais des contrôles périodiques tous les quelques années, ou dès que vous remarquez une chute de production, sont judicieux. Ils permettent de repérer tôt les petits problèmes, comme des connecteurs desserrés, des câbles vieillissants ou des changements d’ombrage dus à la croissance des arbres, avant qu’ils n’entraînent des pertes de rendement importantes.

Certains installateurs proposent également des services ou des forfaits d’entretien optionnels, incluant des contrôles annuels ou des vérifications à distance des performances. Les petits installateurs offrent souvent un service à la demande, c’est-à-dire qu’ils interviennent lorsque l’entretien ou le dépannage est nécessaire.

Un support après-vente fiable apporte non seulement une tranquillité d’esprit mais permet aussi à votre système solaire de fonctionner au mieux pendant des décennies, protégeant la valeur à long terme de votre investissement.

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